vendredi 8 mars 2024

Du même auteur

 Du même auteur :

PONT ERAMBOURG DE LA REVOLUTION A NOS JOURS
EDITIONS CHARLES CORLET. 1981.

UN VILLAGE DU BOCAGE : St DENIS DE MERE
L'ECHO DE LA SUISSE NORMANDE. 1986.

CLECY, CAPITALE DE LA SUISSE NORMANDE
EDITIONS CHARLES CORLET. 1988.

BALADES EN CALVAD'ORNE. (français/anglais)
L'ORNE COMBATTANTE. 1993-94.


MONDEVILLE. LE QUARTIER CHARLOTTE CORDAY AU FIL DU TEMPS.

1995. EDITIONS LA PLANCHE A L'ANE. REEDITION EN 1999

CAEN : PROMENADE A LA PIERRE HEUZE
.EDITIONS LA PIERRE QUI CHANTE. 1998.

MONDEVILLE SOUS LES COUVERTURES
EDITIONS LA PLANCHE A L'ANE. 1999.

EN FLANANT A CAHAN
EDITIONS LA PLANCHE A L'ANE. 2000.

MONDEVILLE: LES JARDINS SECRETS DU MARAIS
EDITIONS LA PLANCHE A L'ANE. 2005.

BLOGS :


CAHAN, VILLAGE DU BOCAGE NORMAND
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MONDEVILLE : MEMOIRES DU QUARTIER CHARLOTTE CORDAY
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AU FIL DU NOIREAU
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SAINT REMY EN SOL MINEURhttp://saint-remy-calvados.monsite-orange.fr/

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MONDEVILLE, ECRIN DE LA MEMOIRE OUVRIERE

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REGARD D' EDOUARD DE MARCERE : LA VALLEE DU COTON ENQUETE INDUSTRIELLE DE 1868

 

REGARD : LA VALLEE DU COTON ENQUETE INDUSTRIELLE DE 1868

 Filatures de coton. En 1868, l’industrie de Flers était en pleine prospérité. La crise qu’elle avait traversée pendant la guerre d’Amérique, qui lui avait imposé un chômage prolongé, n’avait fait que stimuler son activité, ainsi que le constataient les rapports qui furent présentés à cette époque... Jusqu’en 1861, les filateurs ne connaissaient que les cotons d’Amérique. Quand survint la guerre de Sécession, il fallut demander au Levant, au Mexique, aux Indes, à la Chine, à l’Egypte, à l’Afrique. Les prix s’élevèrent en même temps que la qualité s’abaissait. Plusieurs filatures s’arrêtèrent, d’autres réduisirent leur production. Jusqu’à la fin de l’année 1865, la diminution de la production varia de 30% à 50%... IL y avait une filature de coton à Mesnil-Hubert, huit à Saint Pierre du Regard, deux à Sainte Honorine la Chardonne, deux à Athis, une à Saint Clair de Halouze, une à Montilly, deux à Cerisy, deux à Caligny, une à Cahan, ce qui en faisait un total de vingt. Chacune d’elles devait produire en moyenne 2000 livres de coton par semaine, qui était employé entièrement dans le pays; le surplus venait des filatures voisines, de Condé sur Noireau et de ses environs... Les métiers employés dans les filatures du pays étaient des Jenny-Mules. L’eau était la seule force motrice; aussi, dans les temps de sécheresse, restaient-elles inactives. Le nombre des filatures paraissait devoir augmenter; les premières dataient de 1818 et de 1819. 720 ouvriers, moitié hommes et femmes, y étaient occupés.

LA REGION DE FLERS DEPUIS LA REVOLUTION FRANCAISE. EDOUARD DE MARCERE. 1905. HENRI DELESQUES, IMPRIMEUR-EDITEUR. CAEN.

TEMOIGNAGE de Denis Auribaut, inspecteur départemental du Travail

 

REGARD

LA VALLEE DE L’AMIANTE 

Dès 1906, Mr Denis Auribaut, inspecteur départemental du Travail dénonçait les effets nocifs de l’inhalation de poussières d’amiante. Dans son rapport, il y décrit entre autres l’action de ce minéral fibreux sur les poumons : “Les cristaux viennent éroder et déchirer le tissu pulmonaire, provoquant par leur action une phitisie spéciale. Leurs effets sur l’organisme humain sont bien connus des hygiénistes et ont été étudiés dans les fabriques de ciment et les chantiers de taille meulière”. Il faudra attendre 93 ans pour que la faute inexcusable de l’employeur Férodo devenu Valéo, soit reconnue. En mai 1999, la Cour d’Appel de Caen a en effet, considéré que “ Férodo a failli à l’obligation élémentaire d’informer ses salariés des dangers auxquels elle n’ignorait pas les exposer... Aucun document n’est produit d’où il résulterait que l’employeur ait tenté de limiter les effets de l’inhalation de poussières d’amiante.. Il avait manifestement la volonté de privilégier les objectifs de rentabilité au mépris des règles que dictait la plus élémentaire prudence.”

REGARD DE HECTOR DE LA FERRIERE

 

REGARD : CAHAN DANS LES ANNEES 1850

En quittant Pont Erambourg, si vous redescendez le cours du Noireau, qui s’attarde et serpente autour de nos belles vallées, comme pour en dessiner et festonner les gracieux contours; à une heure de marche, environ par le plus accidenté des chemins, vous trouverez sur votre droite, l’église de Cahan. Elle est placée à la naissance de la colline, et loin de toute habitation. Simple à l’intérieur, elle ne trahit son origine que par quelques restes de murailles à feuilles de fougère; sombre et nue à l’intérieur, sans transept, ni chapelle, elle offre pourtant, dans son ensemble, le caractère éminemment religieux des constructions de l’époque romane. Dans le mur du chevet, on aperçoit la trace de deux fenêtres géminées, qu’on y avait sans doute ouvertes au XVe siècle. Les boiseries qui accompagnent et couronnent l’autel sont évidemment du XVIIe siècle. On y a encadré le portrait de St Contest, sixième évêque de Bayeux et second patron de la paroisse placée elle même sous le vocable de St Pierre...

Dans le cimetière qui entoure l’église, on lit sur une pierre blanche, en forme de colonne cette inscription :

Ici repose

Le corps de Mélanie de la Roque-Cahan

Née Bourdon de la Conterie

La dernière femme du Sieur de Cahan

Décédée en 1824, âgée de 28 ans

... Avant la Révolution, les habitants de Cahan avaient droit de franche-bourgeoisie; ils sont aujourd’hui au nombre de 654, répartis sur 562 ha. Non loin du bourg, une filature importante, celle de M. Neyrou utilise une partie des bras inoccupés...

HISTOIRE DE FLERS ET D’ATHIS. HECTOR DE LA FERRIERE. 1855. CAEN. HARDEL (IMPRIMEUR).

LA FILATURE ET LE TISSAGE DU COTON DANS LE BOCAGE NORMAND

 

LA FILATURE ET LE TISSAGE DU COTON DANS LA REGION DE CONDE SUR NOIREAU ET DE FALAISE EN 1860-70 

C’est qu’en réalité les industries s’y ordonnaient autour de la Vallée de l’Orne et de ses principaux affluents ou sous affluents : Noireau, Vère, Druance... Quant à la région industrielle de Condé sur Noireau, ses filatures rejoignaient celles de l’arrondissement de Falaise par la Vallée du Noireau (4 filatures près de Pont Erambourg à St Denis de Méré et d’autres à Cahan) et celles de Flers par la Vallée de la Vére. Ainsi la zone industrielle de Condé débordait sur le département de l’Orne et employait un grand nombre d’ouvriers à domicile hors du Calvados. C’est pourquoi le sous-préfet de Vire ne comptait que 5000 ouvriers environ dans sa circonscription autour de Condé, tandis que les industriels résidant à Condé faisaient état de 12000 ouvriers non compris les femmes et les enfants occupés au tramage et au bobinage. L’industrie cotonnière de la région de Condé sur Noireau avait été créée à l’époque du Consulat et de l’Empire sous l’impulsion de Richard-Lenoir. (extrait du rapport de M. Charles LE MOINE. 1867) ... A la fin de 1862 et en 1863 ces quatre filatures et la plupart des entreprises cotonnières de la région de Condé avaient dû interrompre leurs activités. Les chômeurs trouvèrent en partie du travail sur le chantier de la section Flers-Berjou de la ligne de chemin de fer de Flers à Caen. Cette crise grave était provoquée par la “famine du coton” consécutive à la guerre de Sécession aux U.S.A.


L’ACTIVITE INDUSTRIELLE ET LA VIE OUVRIERE DANS LE CALVADOS SOUS LE SECOND EMPIRE. 1965. OUVRAGE COLLECTIF.

De Cahan à Pont d’Ouilly

 

Cahan 

 FILATURE DU ROCRAY/ S.A. FERODO 

La première filature de coton fut construite dans les années 1820. A quelques pas de celle-ci, la seconde filature fut bâtie en 1864. En 1928, après trois ans de fermeture, cet établissement fut racheté par la société Férodo pour y installer un atelier d’impression de tissus d’amiante. Par la suite, on y fabriquera des liants pour garnitures de freins. En 1979, cette usine employait 168 personnes (2 cadres, 30 coll et 136 agents). Elle ferma à la fin des années 80. Elle occupait encore 120 ouvriers.

 L’ANCIENNE EGLISE

 Située à la naissance d’un mamelon, l’ancienne église des Planches date du XVIe siècle. Ce lieu de culte de grès et de granit sert aujourd’hui de grange. Seules, ses deux fenêtres géminées (XVIème siècle) et sa magnifique porte romane trahissent encore sa fonction originelle. Jusqu’à la fin du siècle dernier, des boiseries datant du XVIIème siècle couronnaient l’autel. Le portrait de Saint Contest, sixième évêque de Bayeux et second patron de la paroisse y était encadré. Enfin le cimetière qui entourait ce sanctuaire est redevenu herbage où paissent des moutons insouciants. Il y a quelques années, le puissant vent d’Ouest pris d’une folie dévastatrice, avait emporté une partie de sa toiture.

 

 LE MOULIN DES PLANCHES 

Depuis longtemps, ce moulin à eau ne fait plus bruire sa machinerie. Restauré, démoli puis reconstruit, au fil des siècles, cet ancien moulin banal “ appartenant au suzerain” est cité dans plusieurs actes dont les plus anciens datent des XIe et XIIIe siècles. Jusqu’à la Révolution de 1789, l’usage de ce moulin à blé était obligatoire pour tous les Cahanais dépendant de la seigneurie des Planches. En amont, il y avait deux autres moulins à Cambercourt. * Sa roue à aubes est encore visible. 

 LE MOULIN A FOULON 

Jadis, il existait un moulin à foulon dans l’actuel parc du château en bordure du Noireau. Sur une pierre de cette bâtisse, pierre aujourd’hui scellée dans un mur de l’actuel château, fut gravée “1680”, date qui correspond certainement à l’année de sa construction. En 1875, il fut détruit par un incendie occassionné par des flammèches échappées d’une locomotive à vapeur. Etant désaffecté depuis plusieurs années, il ne fut pas reconstruit. Un siècle plus tard, ses pierres furent réutilisées pour l’édification du château .

 LE CHATEAU DES PLANCHES

 Résidence d’été* de la famille de St Pol au début du XXe siècle, ce château de style néo-normand fut bâti avec les pierres d’un moulin à foulon en ruine situé dans l’enceinte de la propriété. Sa construction s’est étalée sur quatre ans de 1890 à 1894. Le maître de l’ouvrage fut Mr Gustave Desbordeaux, ascendant de l’actuel propriétaire Mr de St Pol. * La famille de St Pol possédait aussi un hôtel particulier à Falaise.

 LA FILATURE DES FOURNEAUX / USINE “ LE CHAMEAU Dissimulée lors de la frondaison, cette ancienne filature de coton fut construite à la fin des années 1830 par Nicolas Duros. Vers 1848, elle changea de propriétaire (Mr Neyrou). Celui-ci la fit agrandir et la dota d’une machine à vapeur en 1865. En 1927, cet établissement ferma ses portes. La même année, il fut racheté par Claude Chamot et il devint le berceau de l’activité industrielle de la société “Le chameau”, spécialisée dans la fabrication de bottes. Aujourd’hui, fort de 85 ouvriers qualifiés, cette unité de production peut fabriqué 700 bottes en caoutchouc naturel par jour. St Marc d’Ouilly (Pt d’Ouilly) La chapelle St Roch fut édifiée à la fin du XVI ème siècle. Elle fut entièrement restaurée en 1933. 

USINE DE PAUTICHE

 La construction de ce bâtiment remonte à 1825. Il abrita de multiples activités. En effet, il sera successivement minoterie, tissage mécanique, scierie mécanique, fabrique de toiles et usine de sièges d’ameublement. Cette dernière activité cessa en 1975. En 1986, cette vaste bâtisse fut reconvertie en gîte d’accueil. Cette structure de 32 lits est actuellement classée 3 épis. 

 Pont d’Ouilly

 Cette commune de 1050 habitants (en 1999) est née officiellement en 1947 de la fusion de deux villages : Ouilly Le Basset (588 hts en 1946) et de St Marc d’Ouilly (601 hts en 1946) La gare de Ménil-Hubert- Pont d’Ouilly. fut mise en service en 1871. Elle ferma un siècle plus tard, en 1969.

De Berjou à Cahan

 

 Berjou

 LE MOULIN DE LA LOUVIERE 

Cet ancien moulin, qui en automne semble flotter sur les brumes matinales, depuis longtemps ne fait plus bruire sa machinerie. De ses heures glorieuses subsistent un bief et une turbine. Enfin, un puits dans la cave alimente toujours ses propriétaires en eau potable.

 

LE MOULIN DE CAMBERCOUT 

Ce moulin à blé est aujourd’hui, en ruine. Il fut transformé en atelier de tournage sur bois. En 1953, cette activité cessa.

 FILATURE DE COTON/ FROMAGERIE (CAMBERCOURT)

 Cette filature fut construite dans les années 1840 par J. Delaferté. Après une longue cessation d’activité, elle fut reprise par la Société Laitière des Fermiers Normands. En 1956, Henri Vallée* en devint propriétaire. Cette entreprise familiale est spécialisée dans la fabrication du camembert. Au début des années 90, elle employait une cinquantaine d’ouvriers. * Société fondée en 1931.

LE VIADUC DE CAMBERCOUT/ LES BORDEAUX 

Cette magnifique construction dont la teinte orangée de ses briques s’harmonise avec les eaux sombres du Noireau et le vert des collines fut édifié en 1865-66. En aval, le pont routier est un élément du port artificiel d’Arromanches (1944).

 LA GARE

 La gare de Berjou-Cahan bâtie à la fin des années 1870 fermée au trafic “voyageurs” depuis 1970 et au trafic “marchandises” depuis 1979, était au croisement de la ligne Caen-Flers* (1873) et de la ligne Condé sur Noireau-Falaise (1874). La compagnie de l’Ouest et la compagnie des Normands mirent en commun un service voyageurs et deux fois par jour, des correspondances étaient possibles entre les trains de la grande et de la petite ligne. Si, cette gare à l’architecture ordinaire et caractéristique d’une station de village est désertée par les voyageurs, la gare possède néanmoins des occupants. Depuis plusieurs années, l’ex-logement de fonction a été reconverti en résidence secondaire. * Ouverture de la ligne Berjou-Cahan-Flers en 1868. 

De St Pierre du Regard (Pont Erembourg) à Berjou

 

Pont Erembourg (St Pierre du Regard)

 LA GARE

 Elle fut achevée en 1879. Elle ferma un siècle plus tard. En 1993, elle est devenue le siège de l’A.C.F (Amicale pour la mise en valeur de la voir ferrée Caen-Flers). Depuis 1999, cette association propose aux touristes de découvrir la vallée rocheuse du Noireau en vélo-rail. Cinq ans plus tard, 18 420 voyageurs ont pris le départ en gare de Pont Erembourg.

 

 LE CHATEAU 

Le château fut construit par le Colonel Rimailho (1864-1954) au début du XX ème siècle. Remaniée dans les années 50, cette demeure des champs n’a plus depuis, sa splendeur originelle. Aujourd’hui, il appartient à Relax Holidays. 

Pont Erembourg (St Denis de Méré) 

Confluent de la Vère et du Noireau

 LA TANNERIE

 A l’entrée du bourg, près du pont routier, il existait une tannerie de peaux. Elle fut détruite lors du dynamitage du pont par l’armée allemande en 1944.

 LES PONTS DE CHEMIN DE FER

 Les pont de chemin fer qui enjambent le Noireau ont été construits en 1865. Seuls les ponts routiers ont été détruits durant la Seconde Guerre Mondiale. Ils furent reconstruits dans les années 50.

 LA CHAPELLE N.D DES VALLEES 

La première pierre a été posée en 1847. Des difficultés de tous ordres empêchèrent son achèvement. Ce n’est qu’en 1952 qu’elle fut terminée. 

FILATURE LEMOINE 

Cette filature de coton était située en face de la route qui conduit à St Denis de Méré. Elle fut construite en 1826 par Jean Lemoine. De 1865 à 1880, elle fut délaissée par son second propriétaire, Roger Lemoine. Dans les années 1880, son troisième acquéreur Hippolyte Lemoine la reconvertira en moulin à blé. De nouveau abandonnée à la fin du XIX ème siècle, cette immense bâtisse fut rasée dans les années 1910.

 LES FILATURES DU PRE DU CHENE (LE CLOS LERON) En 1834, Jules Lefèvre fit construire deux filatures sur le site d’un moulin à tan dit fort ancien. En 1860, elles employaient 90 ouvriers. Quinze ans plus tard, l’un des établissements ferma. En 1885, ce fut le tour du second. Au début du XX ème siècle, le reconvertit en minoterie. Dans les années 1990, cet imposant bâtiment fut démoli. 

 LA FILATURE DE CAILLY

 En 1848, Alfred Collin est autorisé à établir une filature de coton sur le site du moulin à blé de Cailly* . Au lendemain du premier conflit Mondial, une société de Tourcoing, Désurmont et Cie reprendra l’entreprise. En 1959, l’usine ferma ses portes. Quelques années plus tard, B Van Look la transforma en élevage avicole. * propriété du Seigneur de Méré en 1690.

De Condé sur Noireau à St Denis de Méré ( Pont Erambourg)

 

DE CONDE EN NORMANDIE 

A PONT D'OUILLY

Condé sur Noireau 

 TISSAGE RADIGUET (prés de la gare S.N.C.F) 

Cette manufacture fut fondée en 1860. A cette époque, elle employait une centaine d’ouvriers. Aujourd’hui, l’entreprise s’est reconvertie dans la fabrication de couvertures de piscine et de vêtements de protection. Elle compte 25 ouvriers.

 L’HOSPICE

 La pose de la première pierre eut lieu en août 1873. Il était administré par les Sœurs de la Providence de Sées. Aujourd’hui, cet établissement est devenu une maison de retraite laïque.

 L’EGLISE SAINT MARTIN 

Cette église fut bâtie au X ème siècle. Son chœur date des XII ème et XV ème siècles. A quelques pas de celle-ci, nous pouvons voir le calvaire antipesteux qui fut érigé peu après l’épidémie de peste de 1626-27.

 LA TOLERIE DELAFOSSE 

Cette usine fut crée en 1920. Elle remplace le moulin de St Martin (cf ci-dessous les moulins) qui avait déjà été reconverti en filature puis en cidrerie. BUZAK-SHAMBAN (groupe Trellebord) Située rue Saint Martin, cette entreprise est spécialisée dans la transformation des élastomères. Sa production est destinée à l’aéronautique. 122 personnes travaillent dans cette usine.

 LE PONT 

Avant la Révolution, un seul pont enjambait le Noireau. Il reliait Condé à Saint Pierre du Regard. En 1841, il fut remplacé par un pont en pierre. Il fut détruit un siècle plus tard, lors du Débarquement. 

LES MOULINS 

Sous l’Ancien Régime, les deux moulins de Condé étaient situés en bordure du Noireau. Le premier se trouvait derrière l’église St Martin. La rue du Moulin qui conduit à la Maison de Retraite en perpétue le souvenir. Le second fut construit à quelques pas du pont de la Roque. Des vestiges de son bief restent encore visibles. 

 USINE MASONEILAN

 Implantée à Condé depuis un demi siècle, cette usine s’appelait initialement Worthington. Elle est spécialisée dans la fabrication de vannes de régulation. Ses clients appartiennent à divers secteurs : chimie, pétrochimie, énergie nucléaire, extraction pétrolière et gazière, agroalimentaire… Cette entreprise compte actuellement 350 salariés. A la fin du siècle dernier, elle en employait 700.

 FILIX LASTEX (GROUPE U.S WORLDTEX)

 Cette entreprise s’est installée à Condé en 1956. Elle a succédé à la société Manoury. Cette dernière occupait les locaux depuis 1950. Cette usine fabrique du fil élastique guipé et elle exporte la moitié de sa production dans 42 pays. Aujourd’hui, son effectif est de 275 ouvriers.

 FERODO/HONEYWELL

 La S.A Férodo s’est implantée à Condé sur Noireau en 1955. En 1961, une unité de production de garnitures de friction et d’embrayage entrait en service. Dans les années 70, cette entreprise couvrait 33000 m2 (initialement 25000m2) et elle employait 1600 personnes. A partir de 1980, elle s’appellera successivement Valéo, Bendix Matériaux, Allied Signal Matériaux et Honeywell. Aujourd’hui, elle fabrique toujours des plaquettes de freins pour les véhicules de tourisme et les poids lourds mais elle ne compte plus que 500 ouvriers.

 LES FOLIES : LA FONDERIE/ LA TOLERIE 

Peu après la Première Guerre Mondiale, cet établissement fut reconverti en fabrique de brocs, de seaux et de bassines en métal. Il ferma ses portes dans les années 50. St Pierre du Regard LE MOULIN Jadis, à flan de coteau, s’élevait un moulin à vent. 

Vente d'un Bois de loisir : Le Clos aux Corbeaux

    À vendre Bois d’agrément” ou de“ loisir” de 2,87 ha à Saint‑Denis‑de‑Méré (Pont‑Érambourg) en Suisse Normande. Située à Saint‑Denis‑de‑...